Réconcilier connaissance paysanne et connaissance scientifique

En Ouganda comme dans bien d’autres pays, les recherches scientifiques menées sur des problématiques agricoles n’aboutissent en général qu’à un faible niveau d’adoption sur le terrain. La faute à des études déconnectées des réalités de terrain et d’une absence de dialogue entre scientifiques et paysans.

Réconcilier connaissance paysanne et connaissance scientifique est un des principes moteur de l’agroécologie. Pour mettre cela en pratique, Iles de Paix développe en Ouganda une approche intitulée « Recherche-Action Participative ».

Quelques principes clés de cette approche :

  1. Les sujets des recherches-actions sont définis par les paysans eux-mêmes sur base d’une analyse de leurs besoins et demandes
  2. Les paysans s’auto-organisent pour sélectionner parmi eux entre 8 et 12 personnes de « paysans-chercheurs » qui constituent un groupe de recherche-action. Un groupe par sujet identifié.
  3. Le groupe commence par clarifier la question de recherche, en essayant de bien cerner le problème auxquels ils sont confrontés. Ils rassemblent aussi au sein de la communauté les connaissances traditionnelles qui existent déjà pour faire face au problème.
  4. Le groupe de recherche-action est ensuite mis en relation avec une institution scientifique pour approfondir la question et identifier avec eux les solutions potentielles. Celles-ci font alors l’objet de tests sur le terrain. A cette étape, Iles de Paix joue un rôle clé en identifiant une institution scientifique qui s’engage à ne pas « snober » les connaissances paysannes, mais à venir les renforcer.
  5. Avant le lancer les tests sur le terrain, des visites d’échanges et d’apprentissage sont organisées par Iles de Paix avec l’appui de l’institution scientifique pour déterminer les solutions qui semblent avoir le plus de potentiel et l’adhésion des paysans.
  6. Tout au long du processus, le groupe de recherche-action rend régulièrement compte des progrès de la recherche à l’ensemble de la communauté dont il émane. Cela facilitera la dissémination des résultats et l’adoption des solutions préconisées.

Actuellement, en Ouganda, 5 recherches-actions participatives sont en cours. La semaine dernière nous étions sur le terrain pour tourner un petit documentaire à ce sujet. Celui-ci sera présenté fin mai lors du 1er Symposium National de l’agroécologie en Ouganda, évènement organisé par le réseau PELUM, un réseau pan-africain d’organisations de la société civile actives dans la promotion de l’agriculture familiale durable.

Silence, on tourne !

PAR

Documentaire à découvrir dans une prochaine édition !

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