Un gorille tombé du ciel !

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Surprenant, le jeudi 13 juin un hélicoptère  a atterri dans la cour de notre école avec un gorille comme pilote. Quand il est sorti, il nous a tous surpris. A ce moment-là, la classe de 2ème  lui a fait une danse pour l’accueillir. Le gorille et son équipage a ensuite été visité toutes les classes. Au moment du départ, ma classe de 3ème lui a fait une danse d’au revoir.  L’hélicoptère est reparti et le jour d’après, il est revenu pour survoler l’école.

Le compagnon du pilote n’était rien d’autre que Jonathan Scoot, un célèbre cinéaste animalier anglais qui a eu l’occasion de nous raconter certaines de ses aventures. Celle du guépard qui lui a fait pipi dessus ce qui explique sa chevelure abondante m’a fort amusée 😉

Anna-Lou

A l’attaque du Karangura Peak

blog juin 8

Les Rwenzori Mountains qui font face à Fort Portal sont connues pour son Mont Stanley qui culmine à 5109 mètres à la frontière  entre l’Ouganda et la RDC. 3ème plus haut sommet d’Afrique, le Mont Stanley est couvert par l’un des derniers glaciers du continent.

Mais les Rwenzori Mountains avec ses 120km de long comprennent bien d’autres sommets. Parmi eux le Karangura Peak est une bonne entrée en matière.

Accessible en une bonne journée de marche depuis Fort Portal, il permet de découvrir 3 types de végétations qui couvrent le Rwenzori National Park : d’abord une forêt tropicale qui au-dessus de 2500 mètres d’altitude se transforme en forêt de bambous, avant de céder la place à un univers de lianes couvertes de lychens à l’approche des 3000 mètres.

L’ascension du Karangura Peak permet par ailleurs de passer par la source de la rivière Mpanga, la rivière le long de laquelle le projet d’Iles de Paix se déroule. Aller voir la source était le premier objectif de l’expédition à laquelle Denis a pris part il y a quelques semaines. Parmi l’équipe, deux autres collègues  et 3 bénéficiaires du projet Iles de Paix.

blog juin 4

Source de la rivière Mpanga qui se trouve au cours de ce marais

Malheureusement, les deux cent derniers mètres se sont faits dans les nuages. Pas de possibilité donc de profiter de la vue panoramique que le sommet offre normalement sur la RDC. Une bonne raison pour refaire prochainement cette bien belle ballade !

 

Histoires de famille

La famille en tant qu’entité humaine, avec ses intrigues et secrets, a de tout temps constitué un excellent sujet littéraire. Il s’agit généralement d’œuvres plus ou moins autobiographiques et qui ont parfois une vertu thérapeutique pour son auteur.

Ces dernières semaines, un livre et une bande-dessinée à classer dans cette catégorie nous ont captivés. Des ouvrages qui peuvent définitivement trouver leur place dans vos valises pour les vacances.

 

Et pour les plus jeunes, un conseil lecture de Lola :

blog juin 10

 

Cerise, un livre qui m’a beaucoup touchée. Avec des illustrations merveilleuses. Un roman en BD très bien écrit.

Tout est sur la petite Cerise qui mène des enquêtes. Je vous le conseille. Pas de violence, dans ce tome 1, Cerise fait des enquêtes sur un zoo, même si au début elle ne le sait pas. Je ne vous raconte pas plus.

Gros bisous.

LOLA

Formation sur les menstruations

Le mois dernier, à l’occasion la journée internationale de l’hygiène menstruelle (28.05), Enabel a donné des formations sur les menstruations dans les camps de réfugiés et dans les zones défavorisées de Karamoja. Quel est le lien me direz-vous avec la formation technique et professionnelle qui est le cœur de notre projet « Skilling Uganda » (voir trait d’union d’Octobre 2018)

Eh bien, imaginez qu’une fille doive rater les cours 2 à 7 jours par mois parce qu’elle n’a pas de serviette hygiénique ? Tout d’abord, elle aura moins de chance de rivaliser avec les garçons. Ensuite, elle sera deux fois plus susceptible d’abonner ses études. Cela parait inconcevable pour nous aujourd’hui mais dans de nombreuses zones défavorisées du monde, les menstruations sont pourtant une des première cause d’absentéisme à l’école. D’où l’importance aujourd’hui encore d’avoir une journée internationale de l’hygiène menstruelle.

Lors de cette journée, Enabel a sensibilisé plus de 500 jeunes sur le sujet. Le but de la formation n’était pas seulement d’informer. Au cours de cette formation très pratique ces jeunes femmes ont appris à fabriquer elles-mêmes des serviettes lavables. Le résultat tout bénef : c’est écologique, c’est durable et les femmes sont indépendantes puisqu’elles ne doivent plus dépenser de l’argent pour être protégées.

En définitive ces femmes sont désormais à la pointe des mouvements zéro déchets qui – chez nous – promeuvent le retour à la cup’, les couches lavables et autres SHL (=serviette hygiénique lavable).

Boum, boum shake the room, music festival !

Le 29 juin dernier, l’école Sadghuru organisait la première édition de ce festival. A l’honneur, musiques, danses et contes traditionnels des 4 coins de l’Ouganda et d’autres régions du monde.

Pour le plus grand bonheur des artistes, parents d’élèves et autres amis de l’école se sont déplacés en masse pour profiter de ces spectacles hauts en couleurs.

Quelques vidéos pour vous faire découvrir l’ambiance comme si vous y étiez :

I’m the earth

Romain’s Dance

Lola’s Dance

Anna-Lou’s Dance

Deux ans déjà !

Dans quelques jours, nous nous envolerons vers la Belgique pour quelques semaines de vacances et de retrouvailles amicales et familiales.  Jour pour jour, cela fera deux ans que nous posions les pieds sur le sol ougandais.

Notre réunion de rédaction a naturellement pris la forme d’une discussion « point d’étape ». 3 mots forts s’en dégagent : Famille – Ecole – Eveil

Famille : La dimension familiale de notre expérience ougandaise ressort comme un élément fort souligné par tous. Lola trouve ainsi que les moments de joies en famille caractérisent bien les deux années écoulées. La qualité des moments passés à 5 est encore soulignée par Géraldine, qui pressent que ces souvenirs communs que nous nous construisons nous rendent plus unis, plus soudés. Denis souligne encore la complicité forte qui relie notre trio dans cette aventure africaine. Cette discussion autour de la famille a fait écho avec deux lectures récentes que nous vous partageons dans le « Coin des lecteurs ».

Ecole : Du côté des enfants, leur école revient aussi comme un élément clé de ces deux premières années. Pour Romain, « l’école Sadghuru, c’est la plus chouette école du monde ! ». Anna-Lou se souvient qu’en arrivant elle pensait que ce serait compliqué d’apprendre une nouvelle langue. A présent, elle trouve que c’était très facile. Lola aime elle le fait que l’école essaie de créer beaucoup de liens entre les petits et les grands. C’est vrai que l’école Saghuru joue un rôle clé dans l’épanouissement de nos enfants en Ouganda. Pas étonnant du coup, qu’une fois encore, elle tient la Une dans plusieurs rubriques de cette édition. Les enfants vous invitent ainsi à aller faire un tour dans le « Coin des artistes » pour un article sur la première édition du « Boum-Boum shake the room, music festival » et dans le « Clin d’œil photo » pour une étrange surprise.

Eveil : Regarder dans le rétroviseur les deux années écoulées, c’est aussi se rendre compte que le temps passe, que les expériences qui se mettent sur notre route nous éveillent à de nouvelles choses. Anna-Lou voit qu’elle a grandi quand elle regarde dans sa bibliothèque les livres qu’elle lisait à son arrivée. Denis constate lui que les « couches culottes » ont disparu de la maison, comme pour nous souligner que nous n’avons plus de bébé. Parmi les évolutions, chacun exprime dans ses mots propres le lien plus étroit que nous entretenons avec la Nature. Il y aussi quelque chose de l’ordre de la gratitude quand Lola exprime réaliser davantage la chance qu’elle a par rapport à beaucoup d’autres. Cette idée de gratitude, Géraldine l’étend aussi à l’environnement qui nous entoure ou encore au fait d’être en bonne santé. Denis retient lui de ses deux ans le plaisir de se dépouiller et se sent plus que jamais adepte de la  philosophie de Baloo « Il en faut peu pour être heureux ! ».

Non discutés lors de notre réunion de rédaction mais qu’on voulait vous partager, retrouvez aussi dans cette édition des nouvelles des projets d’Enabel quand l’écologie se mêle à l’empowerment dans le « Zoom de la Coopération » et une idée d’escapade pédestre dans la région de Fort Portal dans le « Coin des Routards ».

On vous laisse en images avec le traditionnel lien photos.

On vous embrasse très fort. Impatients de croiser certains d’entre vous dans quelques jours.

La Hees Family

Des livres qui nous ramènent à l’essentiel

Habiter-le-monde

« Une hymne à la montagne, à l’amour, à la lumière du cœur. » Que demander de plus. Un livre sur la quête de l’essentiel à l’écriture dynamique et lumineuse. Ca se dévore goulûment et ça se digère lentement.

 

Pierre Rabi

 

Biographie en bande dessinée de Pierre Rabhi, disciple de la sobriété heureuse. Avec ses dessins magnifiques, le livre se prête à une lecture en famille et offre une formidable porte d’entrée pour discuter tous ensemble du rapport à la Terre.

Réconcilier connaissance paysanne et connaissance scientifique

En Ouganda comme dans bien d’autres pays, les recherches scientifiques menées sur des problématiques agricoles n’aboutissent en général qu’à un faible niveau d’adoption sur le terrain. La faute à des études déconnectées des réalités de terrain et d’une absence de dialogue entre scientifiques et paysans.

Réconcilier connaissance paysanne et connaissance scientifique est un des principes moteur de l’agroécologie. Pour mettre cela en pratique, Iles de Paix développe en Ouganda une approche intitulée « Recherche-Action Participative ».

Quelques principes clés de cette approche :

  1. Les sujets des recherches-actions sont définis par les paysans eux-mêmes sur base d’une analyse de leurs besoins et demandes
  2. Les paysans s’auto-organisent pour sélectionner parmi eux entre 8 et 12 personnes de « paysans-chercheurs » qui constituent un groupe de recherche-action. Un groupe par sujet identifié.
  3. Le groupe commence par clarifier la question de recherche, en essayant de bien cerner le problème auxquels ils sont confrontés. Ils rassemblent aussi au sein de la communauté les connaissances traditionnelles qui existent déjà pour faire face au problème.
  4. Le groupe de recherche-action est ensuite mis en relation avec une institution scientifique pour approfondir la question et identifier avec eux les solutions potentielles. Celles-ci font alors l’objet de tests sur le terrain. A cette étape, Iles de Paix joue un rôle clé en identifiant une institution scientifique qui s’engage à ne pas « snober » les connaissances paysannes, mais à venir les renforcer.
  5. Avant le lancer les tests sur le terrain, des visites d’échanges et d’apprentissage sont organisées par Iles de Paix avec l’appui de l’institution scientifique pour déterminer les solutions qui semblent avoir le plus de potentiel et l’adhésion des paysans.
  6. Tout au long du processus, le groupe de recherche-action rend régulièrement compte des progrès de la recherche à l’ensemble de la communauté dont il émane. Cela facilitera la dissémination des résultats et l’adoption des solutions préconisées.

Actuellement, en Ouganda, 5 recherches-actions participatives sont en cours. La semaine dernière nous étions sur le terrain pour tourner un petit documentaire à ce sujet. Celui-ci sera présenté fin mai lors du 1er Symposium National de l’agroécologie en Ouganda, évènement organisé par le réseau PELUM, un réseau pan-africain d’organisations de la société civile actives dans la promotion de l’agriculture familiale durable.

Silence, on tourne !

PAR

Documentaire à découvrir dans une prochaine édition !

A chacun ses talents !

S’ouvrir à l’autre, c’est aussi découvrir et apprécier ses talents.

Illustration en images tirées de la fête d’anniversaire d’Anna-Lou

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Réveil matinal au coin d’un feu qui renaît de ses cendres ! Notre trio a été subjugué par le talent de leurs amis d’école qui en deux temps trois mouvements ont rallumé le feu de la veille. Et pourtant la pluie était passée par là pendant notre nuit de camping.

A chacun ses talents : à gauche le podium de l’épreuve d’apnée ; à droite le podium du saut en longueur.

La beauté dans les détails !

En prenant ces photos, Laurent, nous rappelle l’importance des petites choses. Ces 1001 et un détails auxquels ont fini par ne plus faire attention, toujours happés par quelque chose de plus important, de plus grand, de plus bruyant. Se forcer à ralentir, à faire attention aux fragments, à voir le beau partout où il se cache. Tel est l’invitation que l’on vous lance. N’hésitez pas à nous partager les détails de votre quotidien 😉