Lire, c’est étendre ses frontières !

philo

 

Voilà une chouette découverte que nous avons faite grâce à nos cousins namurois. Recueil de petites histoires et fables venues des quatre coins du monde, le livre permet d’initier des petits « cafés philo » en famille, guidé par quelques questions suggérées par l’auteur du livre. Idéal au cas où vous devriez occuper des moments avec vos enfants 😉

 

Jozef

 

 

Voici un conseil lecture que nous avions glané cet en Belgique auprès de certains d’entre vous. Et on n’a pas été déçu. A la fois thriller et fresque historique, on le recommande chaleureusement à ceux qui ne l’auraient pas encore lu.

 

 

image doc

 

 

« Un très bon magazine pour pouvoir s’amuser et en savoir plus sur les animaux.  » Anna-Lou (9 ans)

L’Ouganda bientôt dans les écoles belges !

Quand on parle d’Iles de Paix, souvent on pense à ses interventions dans les pays du Sud, actuellement le Bénin, le Burkina Faso, la Tanzanie, l’Ouganda et le Pérou.

Mais Iles de Paix est aussi très actif en Belgique à travers notamment des activités d’ « Education à la Citoyenneté Mondiale et Solidaire ». Iles de Paix proposent ainsi dans de nombreux établissements scolaires des animations pour ouvrir les élèves belges à cette thématique plus que jamais fondamentale dans le contexte mondial actuel.

Pour réaliser ce travail, Iles de Paix développent régulièrement des outils pédagogiques accessibles aussi aux enseignants désireux de travailler cette thématique en classe. Eh bien, après 3 ans d’intervention en Ouganda, nous avons accueilli une mission composée d’une collègue d’Iles de Paix Belgique et de deux photographes/vidéastes venus préparer une nouvelle gamme d’outils. Le sujet central sera celui de la diversité. Il s’agira de en supports pour les maternelles, les primaires et les secondaires. Ils seront disponibles pour la prochaine rentrée scolaire.

Dans l’attente, voici déjà quelques photos d’une des familles qui occupera une place centrale dans ces outils.

La famille s’agrandit !

Voilà plusieurs mois que le ventre de tantie (Aurélie) s’agrandit. On se pose beaucoup de questions. Un jour en juillet, nous voilà à table avec toute la famille Ladrière et voilà que nous sommes au courant d’une belle surprise.

Le temps passe … Il ne reste plus que quelques jours avant le grand jour. Le 23 janvier Aurélie et Jean se dirigent vers l’hôpital. Nous, ici en Ouganda on s’excite. Décidément notre petit cousin ne veut pas sortir du ventre de sa maman. Allez, allez, sors. On veut te voir. Après de longues heures, nous sommes très fiers de vous annoncer l’arrivée de Jeff, né le 24 Janvier 2020 à 00:30 3,5kg 49cm.

BIENVENUE A JEFF

LOLA (sa grande cousine)

 

Pikipiki (*) Ou Boda

(*) Moto en swahili

Vous me voyez partout en Ouganda (et partout ailleurs en Afrique et en Asie) sur tous les terrains (en bitume ou en terre), je passe partout, je sers à tout, au transport des choses et des personnes, je suis économe en carburant, je suis la reine de la mobilité.

Certes les déplacements pédestres et cyclistes sont encore nombreux ici ; mais j’épargne à ceux qui me montent bien des fatigues. Je suis plus rapide, plus robuste et j’ai un rayon d’action bien plus large. Si la voiture (et autres véhicules automoteur) me supplante sur ces critères, ce n’est vrai que sur route asphaltée et dégagée. Sur piste et dans les embouteillages urbains, je prends largement le dessus en avalant facilement les déformations du chemin ou en me faufilant gaiement quand tout est bloqué.

J’ai l’allure fière avec mon gros œil devant, au milieu du guidon, arborant, juste en dessous, dessiné avec soin sur une plaque métallique, le surnom que m’a donné mon propriétaire (Jeff) ou sa devise mystique (God is my lord) ; mes flancs sont colorés de mille feux et mes jantes chromées me donnent des airs de rockstar. Partout, on me bichonne avec soin : on me conduit à la rivière du village ou au car-wash du bourg ; on me shampouine vigoureusement et on m’asperge généreusement pour me délester de la poussière et rafraîchir ma silhouette.

Dans la plus grande majorité des cas mon destrier est masculin, il porte quelque fois un casque mais pas souvent, rarement des lunettes, pas de gants, des chaussures ordinaires et parfois simplement des sandales. Au lever du jour, lorsqu’il fait frais, il revêt une grosse veste d’hiver et emmitoufle sa tête sous un capuchon.

Je suis mise à toutes les sauces.

Au transport des choses : en vrac et indistinctement : un gros sac de maïs, un régime de bananes, un fagot de canne à sucre, un casier de bouteilles de bière ou de fanta, un panier de légumes ou une cage à poules, une chèvre, dix jerricans jaunes remplis d’eau, un matelas roulé, huit matelas empilés… Peu importe si les dimensions de mon paquetage débordent en largeur (un lit, une table, un frigo, un vélo en panne, un tas de planches en bois) ou en longueur (des ronds à béton, des troncs d’arbre, des barres métalliques ou des tubes en plastique).

Au transport des personnes : des adultes et des enfants, des hommes et des femmes, des jeunes et moins souvent des vieux.

Lorsque ce sont des hommes, ils sont régulièrement deux en croupe, même parfois trois, serrés les uns derrière les autres. S’agissant des femmes, elles sont, le plus souvent, seules passagères, sauf lorsqu’elles intercalent un enfant (parfois un deuxième devant le pilote), assises tantôt en amazone (au risque de fragiliser l’équilibre de l’attelage) tantôt à califourchon.

Il arrive régulièrement que je sois exploitée au transport rémunéré des personnes : une activité professionnelle de moto-taxi appelée communément (et joliment) boda-boda. Avec mes congénères, nous nous retrouvons aux principaux carrefours des agglomérations, attendant nonchalamment le client, sous un soleil de plomb.

FIFQ8895[1]

Dure-dure la vie de pikipiki, souvent ingrate. S’il m’arrive de défaillir, je serai poussée jusqu’à l’atelier du garagiste qui me démontera en mille morceaux jusqu’à réparation et remplacement de la pièce défectueuse retrouvée miraculeusement (pour un non initié) sur le marché d’occasion. Il peut aussi malheureusement m’arriver de terminer mon existence au champ d’honneur, calcinée sur le bord de la route.

Mais quelle fierté d’être l’outil et le symbole d’un continent qui bouge, qui va de l’avant, qui s’anime, qui s’agite, qui vrombit, qui travaille, qui commerce, qui drague, qui vit.

OOCE8123[1]

Rédigé par François

Ciboulette au pays de la générosité et de la joie !

Me voilà partie en Afrique à la rencontre de mes petits enfants (10, 8 et 6 ans) qui vivent depuis 3 ans à Fort Portal, une petite ville dans les montagnes ougandaises.

Ici, tout est vert avec une terre rouge ; c’est la région des Crater Lakes : une région fort cultivée où on y voit pousser du thé, du café, tous les légumes et les fruits qui donnent de la couleur aux marchés.

Mes petits enfants fréquentent une école locale coachée par une équipe internationale.

Ils y ont appris l’anglais qui est la langue officielle en Ouganda.

L’école est ainsi ouverte sur le monde et aux autres cultures.

J’ai été invitée à leur faire connaitre le « clown », personnage qui n’est pas dans leur culture.

Après un très léger moment de crainte en voyant un personnage maquillé et haut en couleurs, les enfants ont tout de suite trouvé le langage universel qui leur était tendu : celui du rire et de la joie.

Après quelques cabrioles et tours de magie, nous ne savions plus nous quitter.

Tous voulaient (et ont reçu) un nez rouge, conservant dans leur cœur le bonheur partagé entre le Nord et le Sud.

                                                                     Ciboulette/ Bruxelles/ mars 2020

Un voyage au Kenya en 4 étapes

Etape 1 : Le Lake Nakuru 

Notre première étape au Kenya était de rejoindre notre lodge qui s’appelait Flamingo Hill Tented Camp. Première belle surprise : dans les campements au Kenya, ils glissent des bouillottes dans les lits. C’est très agréable ! Deuxième belle surprise : une piscine extérieure qui nous permettait de nager en regardant les animaux de la savane .Et enfin, pourquoi le nom Flamingo hill ? C’est parce que dans cette région du Lake Nakuru, il y a des milliers de flamands roses. Quel spectacle incroyable ! (raconté par Anna-Lou)

Etape 2 : Crescent Island sur le Lake Naivasha

The Crescent Island est une réserve naturelle très particulière sur le lac Naivasha. Elle se visite à pied ! L’ambiance y est toute différente des autres safaris. On y côtoie à très proche distance, notamment des girafes, des zèbres, des gnous et tous les types de gazelles qui se mélangent sans peur des gros prédateurs car ici tous les animaux réunis sont herbivores. Bonheur et zénitude sont au rendez vous ! (raconté par Mamounette)

Etape 3 : L’ascension du Mount Longonot

Le  Mount Longonot est un volcan endormi (on voit encore de la fumée sortir de certains endroits) situé près du lake Naivasha. Son ascension, selon Romain, est  « un peu facile – un peu difficile ». En fait, ça commence par 3km d’ascension raide pour rejoindre sa crête et découvrir sa caldeira. Ensuite, 6km avec des hauts (à grimper à quatre pattes) et des bas (à descendre en toboggan) pour en faire le tour. Mount Longonot signifie en effet montagne aux multiples sommets, avec son point culminant à 2776m. Toute la ballade offre des vues magnifiques sur la vallée du Rift et le Lake Naivasha.

Mais quand en cours de ballade, nous tombons à court d’eau, les choses se compliquent. Tout se jouera au moral pour rejoindre la voiture et profitez d’une boisson rafraîchissante en admirant quelques girafes venues nous saluer. (raconté par Romain et papa)

Etape 4 : Le Masai Mara

Après 11h de route nous sommes arrivés au Masai Mara en finissant la route de nuit (les 11h de route n’était pas au programme). Pour tout vous dire, on s’est perdu. Par contre une fois dans le parc on a eu une belle surprise : on a vu 2 guépards. Wow ! Du coup, une fois bien arrivé au lodge, on s’est dit que ça valait la peine de se perdre, même si c’était long à la fin. On logeait dans un lodge trop trop bien. Le lendemain matin, nous avons fait connaissance de notre guide Timoty. Super sympa et connaissant plein de chose sur les animaux et la culture. Nous allons faire 4 safaris en tout sur notre séjour au Masai Mara en espérant voir beaucoup d’animaux. On a vu plein plein d’éléphants, de girafes, des antilopes (topi, thomson gazelle, grand gazelle, impala, etc), rhinocéros et des buffles. Mais le plus excitant, c’étaient les lions. On a vu de très près 2 lions, 1 lionceau et plein de lionnes. Le Masai Mara était une expérience de FOLIE ! (raconté par Lola)

 

Découvrez tout ça en images en cliquant ICI

 

Passez les frontières !

Il y a une quinzaine de jours lorsque nous avions tenu notre réunion de rédaction, le thème du « passage des frontières » s’était imposé. C’est que nous revenions d’un « road-trip » au Kenya, pays voisin de l’Ouganda, en compagnie de Mamounette et François.

Au-delà des magnifiques découvertes que nous vous relatons dans le « Coin des Routards», nous voulions revenir sur cette expérience du passage des frontières terrestres. Une première pour nos enfants nés au cœur d’une Union Européenne aux frontières physiques abolies, une réminiscence de notre enfance pour nous, adultes.

Comme souvent, une réalité peut revêtir plusieurs facettes. Côté pile, il faut bien l’avouer il n’y a rien de très amusant à devoir faire la file pour faire tamponner son passeport, parfois au prix de longues palabres. Pas plus amusant, une fois les démarches faites pour les personnes, de devoir recommencer des démarches administratives similaires pour faire entrer son véhicule. Mais heureusement, il y eut aussi le côté face, comme cette partie de foot improvisée entre Romain et des douaniers hilares ou encore la rencontre d’une famille de français avec 3 enfants du même âge que les nôtres en train de réaliser un tour d’Afrique en mobile home. Entre deux formulaires à compléter, on se raconte brièvement nos expériences de vie, puis on s’échange nos numéros de téléphone. La suite, vous pouvez la découvrir en cliquant ICI.

Passez les frontières, c’est aussi ce qu’a fait Jeff, le dernier venu dans la bande de cousins de notre trio. Lola revient, dans « L’écho du Nord », sur ce moment de bonheur venu de Belgique.

Il est encore question de frontières dans le « Coin des Artistes ». En effet, quand le clown Ciboulette débarque dans l’école de nos enfants, elles ouvrent les frontières des enfants ougandais à un art inconnu dans ce coin du monde.

Dans le même esprit, découvrez dans le « Zoom de la Coopération », comment un peu de l’Ouganda se retrouvera bientôt dans les écoles belges pour aider les étudiants belges à penser au-delà de leurs frontières pour devenir des citoyens du monde.

Dans cette édition, découvrez aussi les contributions de nos visiteurs du mois. Dans le « clin d’œil photo », François, par l’image et par le texte, nous raconte comment un objet ordinaire à attirer son attention par les usages multiples qui en est fait en Ouganda. Enfin, Mamounette est l’auteure principale du lien photos que vous pouvez découvrir en cliquant ICI (pour les photos du road-trip) ou ICI (pour les autres photos du mois écoulé).

Bref, à l’heure où les frontières se ferment pour cause du Corona virus, c’est une édition à contre-courant que nous vous proposons. Espérons qu’elle vous apporte une petite bouffée d’air frais dans cette période de confinement.

On vous embrasse,

La HEES family

PS : retrouvez aussi quelques conseils lecture dans le coin des lecteurs … Sans doute bien utile pour occuper les prochaines semaines 😉

L’Afrique en toile de fond de nos conseils lecture de ce mois de janvier

Chimpanzes-mes-freres-de-la-foretLivre passionnant qui nous fait pénétrer dans l’intimité des seigneurs de la forêt africaine. Le livre prend pour nous une dimension particulière car l’auteure raconte comment, à force de patience, elle a gagné la confiance d’une des plus denses communautés de chimpanzés, celle de Sebitoli, dans la forêt Kibale, située à quelques kilomètres de Fort Portal. Elle nous montre comment les chimpanzés parviennent à s’adapter à la présence croissante des humains sur leur territoire et combien les hommes pourraient, à leur tour, gagner à faire une place auprès d’eux à leurs frères de la forêt.

 

akissi

 

Akissi est une BD qui a beaucoup plu à Alix, à Anna-Lou et à moi Lolo. Ca parle d’une petite fille africaine qui n’a peur presque de rien et qui fait beaucoup de bêtises. C’est franchement très chouettes. (Lola)

Pour info, Akissi est un peu la version enfants de la série culte « Aya de Yopougon » que nous avions découvert lorsque nous vivions au Burkina Faso.

Super Farmers au pays des bidons jaunes

Dans notre précédente édition, nous avions levé un coin du voile sur une bande-dessinée qui devait sortir dans le journal Le Soir du 27 Décembre.

L’auteur, Jean-Luc Cornette, avait reçu pour mission d’essayer en 7 planches de raconter un peu de cette agriculture familiale durable qu’Iles de Paix défend en Ouganda.

Découvrez à présent le produit final en cliquant ICI. Vous y retrouvez aussi un documentaire qui donne un bel aperçu du travail engagé depuis 3 ans par Iles de Paix dans ce pays d’Afrique de l’Est.

BD-Mpanga-Super-Farmers

 

 

Paper Crafts, une entreprise sociale inspirante

Ce mois-ci, la HEES family aimerait vous presenter dans le « coin des artistes » un workshop que nous avons fait à Kampala. Dans notre calendrier de l’Avent immatériel (qu’on vous avait présenté le mois dernier dans cette même rubrique), il y avait un « bon pour » un atelier zéro déchet. Donc nous avons décidé de faire notre propre papier !

Comment est-ce que nous avons fait ça ? Allez, je vous explique …

Tout à commencer en partant à la rencontre de l’entreprise sociale « Paper Crafts ». Là, nous avons appris que tout commence en récupérant plein de papiers utlisés par des grandes associations, des entreprises, des banques. Ils les plongent dans de l’eau, qu’ils chauffent. Puis ils les mixent dans un gros blender pour obtenir une pâte. Ils font exactement la même chose avec des fibres de bananier et des feuilles d’ananas. Dans un grosse cuve en métal, on verse beaucoup d’eau, on ajoute un peu de pâte de papier et des fibres de bananier. Après, avec un tamis on n’a pu aller dans la cuve avec nos mains et le tamis pour recueillir le mélange pâte de papier – fibres de bananier. Nous laissons l’eau s’écouler du tamis et puis on laisse sécher au soleil pendant 4h. Ca ne sent pas très bon. Nous pouvons ensuite décoller soigneusement le papier du tamis. Il reste alors à le mettre entre des plaques métalliques. On les sert très très fort avec une grosse presse. Il ne reste plus qu’à découper les bords et à les vendre. C’est beaucoup de travail!

Avec ce papier recyclé, nous avons aussi fait des petits cadres photos avec nos prénoms. Ils sont trop jolis.

Voilà notre petite expérience à fabriquer du papier avec du papier usager. J’espère que ça vous a plu.

LOLA