Laissons parler les mots !

Deux mois se sont écoulés depuis notre dernière édition. Deux mois très « trait d’Union » pour nous, avec un mois de Juillet passé en bonne partie en Belgique et un mois d’Août passé en Ouganda en compagnie de nos amis les « Flamant ».

Une période estivale qui, d’un continent à l’autre, nous a comblés en beaux moments qui ne peuvent se résumer en quelques lignes. Pour éviter un édito à rallonge, nous vous livrons donc tout de brut le résultat d’un grand jeu collectif que nous pourrions intituler « Résume ton mois à travers 3 mots clés ».

Voici d’abord, le résultat de la manche « la famille HEES vous raconte son mois de Juillet » :

mots juillet

Et voici, le résultat de la manche « les familles FLAMANT et HEES  vous raconte leur mois d’Août » :

mots aout

Et pour ceux qui aiment mettre des images sur les mots, cliquez ICI.

Découvrez également dans cette édition :

  • Dans le « coin des routards », les beautés des Sipi Falls
  • Dans le « coin des artistes », le résultat d’un atelier sculpture « des visages, des figures » en terre Karamojong
  • Dans le « clin d’œil photo », l’histoire d’un mythe qui s’effrondre
  • Dans le « Zoom de la Coopération », un documentaire sur les « recherches-actions participatives » dont on vous avait parlé dans notre édition de Mai
  • Dans le « coin des lecteurs », le partage d’un roman « coup de poing »

Nous espérons que la rentrée s’est bien passée pour chacun d’entre vous. Ici les enfants ont retrouvé avec plaisir le chemin de l’école.

On vous embrasse bien fort,

La Hees Family

Deux ans déjà !

Dans quelques jours, nous nous envolerons vers la Belgique pour quelques semaines de vacances et de retrouvailles amicales et familiales.  Jour pour jour, cela fera deux ans que nous posions les pieds sur le sol ougandais.

Notre réunion de rédaction a naturellement pris la forme d’une discussion « point d’étape ». 3 mots forts s’en dégagent : Famille – Ecole – Eveil

Famille : La dimension familiale de notre expérience ougandaise ressort comme un élément fort souligné par tous. Lola trouve ainsi que les moments de joies en famille caractérisent bien les deux années écoulées. La qualité des moments passés à 5 est encore soulignée par Géraldine, qui pressent que ces souvenirs communs que nous nous construisons nous rendent plus unis, plus soudés. Denis souligne encore la complicité forte qui relie notre trio dans cette aventure africaine. Cette discussion autour de la famille a fait écho avec deux lectures récentes que nous vous partageons dans le « Coin des lecteurs ».

Ecole : Du côté des enfants, leur école revient aussi comme un élément clé de ces deux premières années. Pour Romain, « l’école Sadghuru, c’est la plus chouette école du monde ! ». Anna-Lou se souvient qu’en arrivant elle pensait que ce serait compliqué d’apprendre une nouvelle langue. A présent, elle trouve que c’était très facile. Lola aime elle le fait que l’école essaie de créer beaucoup de liens entre les petits et les grands. C’est vrai que l’école Saghuru joue un rôle clé dans l’épanouissement de nos enfants en Ouganda. Pas étonnant du coup, qu’une fois encore, elle tient la Une dans plusieurs rubriques de cette édition. Les enfants vous invitent ainsi à aller faire un tour dans le « Coin des artistes » pour un article sur la première édition du « Boum-Boum shake the room, music festival » et dans le « Clin d’œil photo » pour une étrange surprise.

Eveil : Regarder dans le rétroviseur les deux années écoulées, c’est aussi se rendre compte que le temps passe, que les expériences qui se mettent sur notre route nous éveillent à de nouvelles choses. Anna-Lou voit qu’elle a grandi quand elle regarde dans sa bibliothèque les livres qu’elle lisait à son arrivée. Denis constate lui que les « couches culottes » ont disparu de la maison, comme pour nous souligner que nous n’avons plus de bébé. Parmi les évolutions, chacun exprime dans ses mots propres le lien plus étroit que nous entretenons avec la Nature. Il y aussi quelque chose de l’ordre de la gratitude quand Lola exprime réaliser davantage la chance qu’elle a par rapport à beaucoup d’autres. Cette idée de gratitude, Géraldine l’étend aussi à l’environnement qui nous entoure ou encore au fait d’être en bonne santé. Denis retient lui de ses deux ans le plaisir de se dépouiller et se sent plus que jamais adepte de la  philosophie de Baloo « Il en faut peu pour être heureux ! ».

Non discutés lors de notre réunion de rédaction mais qu’on voulait vous partager, retrouvez aussi dans cette édition des nouvelles des projets d’Enabel quand l’écologie se mêle à l’empowerment dans le « Zoom de la Coopération » et une idée d’escapade pédestre dans la région de Fort Portal dans le « Coin des Routards ».

On vous laisse en images avec le traditionnel lien photos.

On vous embrasse très fort. Impatients de croiser certains d’entre vous dans quelques jours.

La Hees Family

Habiter le monde !

Le titre de cet édito nous est inspiré d’un magnifique roman que nous vous présentons dans le Coin des lecteurs. Comment habiter le monde ?, ou la question du sens que nous souhaitons donner à nos existences. Se poser cette question, c’est s’interroger d’abord sur le lien que nous entretenons à nous-même, à ce qui gît au plus profond de chacun de nous. C’est s’interroger aussi sur le lien aux autres (non, l’enfer ce n’est pas les autres et le bonheur ne peut se construire sans un rapport curieux et apaisé à l’altérité). C’est s’interroger enfin sur le lien à notre « maison commune », en n’oubliant pas que nous n’y sommes que des occupants passagers.

Depuis notre dernière édition, nous avons eu le bonheur de vivre de biens beaux moments, en particulier en matière de lien aux autres et de lien à la nature.

Lien aux autres alimentés, par exemple, à l’occasion d’un week-end camping festif et sportif passé avec les amis de l’école sur le site même de l’école. Festif car ce fut l’occasion de fêter l’anniversaire d’Anna-Lou. Sportif car Anna-Lou avait choisi de placer son anniversaire sous le thème des Jeux olympiques (voir le clin d’œil photo). Lien à l’altérité comblé aussi par le bonheur d’accueillir pendant deux semaines le frère de Denis et sa famille. Joie de se retrouver comme si on ne s’était pas quitter, de partager avec eux, en toute simplicité, un peu de notre vie ougandaise, de leur présenter nos amis ougandais.

Joie aussi de redécouvrir à travers leurs yeux notre pays d’accueil. Leur visite s’est achevée par une semaine de « road trip » (voir le coin des Routards) dans le Centre-Ouest de l’Ouganda, l’occasion pour nous de revisiter des « lieux coups de cœur » et d’en découvrir de nouveaux. Au terme du périple, lors d’une réunion de rédaction improvisée pour récolter le sentiment de chacun, revenait sur toutes les lèvres le bien-être de s’être « reliés » à une Nature au pouvoir apaisant et envoûtant et une envie démultipliée de la protéger.

En matière de protection de la Nature, l’agriculture et l’alimentation responsable ont un rôle important à jouer. Découvrez dans le « Zoom de la Coopération », l’approche « paysans chercheurs » développée par Iles de Paix en Ouganda.

Et parce que le monde qui nous entoure est une œuvre d’Art à part entière, le coin des Artistes de cette édition lui est consacrée à travers quelques clichés de Laurent (le frère de Denis) intitulés « l’art du détail ».

On vous laisse sur l’habituel lien photos auquel vous pouvez accéder en cliquant ICI.

Prenez soin de vous, des autres et de la Nature !

On vous embrasse,

La Hees Family !

Vent de jeunesse, vent d’espoir !

On vous avait quitté fin janvier en mode « polé – polé » (voir édito précédent). Un mode de vie que nous avons réussi à conserver depuis lors à la faveur de week-ends passés essentiellement à Fort Portal et dans ses environs. C’est qu’après un an et demi de présence dans cette petite ville, nous y avons désormais bien fait notre nid et prenons de plus en plus de plaisir à y approfondir les relations humaines que nous y avons tissés.

Tout cela nous a donné l’occasion aussi de mettre en pratique certaines de nos résolutions de fin d’année comme le souhait exprimé par Lola, rejointe par sa sœur, de développer sa créativité (voir le Coin des Artistes) ou le souhait familial de découvrir toujours plus en marchant, en courant, en nageant ou en roulant à vélo la nature magnifique qui nous entoure (voir dans le  « Coin des Routards » l’apothéose de ces dernières semaines sportives).

Depuis Janvier, nous avons aussi savouré un vent de jeunesse venu du Nord. Nous avons été sensibles à la mobilisation hebdomadaire de la jeunesse belge pour le climat dont l’écho se fait entendre jusqu’ici. Ensuite, plus concrètement, l’initiative pour un « anniversaire zéro déchet à impact social » lancée par des amis de nos enfants de l’école Floréal et leurs parents (voir « l’Echo du Nord ») nous a beaucoup touché. Enfin, il y a l’engagement de jeunes professionnels belges qui décident de mettre leur expertise au service de la coopération au développement (voir le « Zoom de la Coopération »). A travers toutes ces initiatives, c’est un vent d’espoir qui se met à souffler. Bien sûr, rien n’est encore gagné pour réellement faire bouger les lignes pour la construction d’un monde plus solidaire et durable. Mais la jeunesse n’a-t-elle pas l’insouciance nécessaire pour abattre des montagnes ? Alors quand la jeunesse se met en marche, rien ne semble impossible. Vu depuis un pays où plus de 50% de la population à moins de 15 ans, cela prend en tous cas un écho tout particulier …

Pour rester dans le thème de la jeunesse, retrouvez encore dans cette édition, un coin des lecteurs « made by kids and for kids » ou encore un « clin d’œil photos » illustrant un moment d’émerveillement quand l’imprévu s’invite à l’école.

Et  pour les plus visuels d’entre vous, voici le lien photos du mois.

N’oublions pas que la jeunesse, ce n’est pas une question d’âge, mais une question d’état d’esprit. Rassemblons-nous donc par-delà les âges pour que le souffle d’espoir se transforme en tempête d’espérance.

On vous embrasse

La Hees Family

Les bienfaits de la vie en mode « Polé, Polé » !

Dans le système scolaire ougandais, les « grandes vacances » ont lieu en Décembre – Janvier. Autant dire qu’à l’image de ce que nous connaissons en Belgique entre le 15 juillet et le 15 août, le cours de la vie ralentit sensiblement ici entre mi-décembre et mi-janvier.

Avec 4 semaines de congés pour nos enfants (leur école applique un calendrier mixte entre le système ougandais et le système international), 2 semaines de break professionnel pour nous, nous avons joyeusement suivi cette invitation à se mettre en mode « Polé, polé ! », », expression swahili pour dire « doucement, doucement ! »

Et que c’est bon de réduire le tempo pour mieux se retrouver, pour mieux savourer les moments simples de la vie (voir une illustration dans le Clin d’œil photo), pour mieux prendre conscience aussi des évolutions de ses enfants. Pas étonnant que notre « Coin des lecteurs » de ce mois mette à l’honneur une œuvre éloge à la flânerie.

Au milieu de tout cela, mais dans le même état d’esprit, une bien belle semaine à Zanzibar placée sous le signe de la découverte de cette perle insulaire aux multiples facettes (plus d’infos dans le Coin des Routards) et des retrouvailles puisque nous y avons retrouvé la maman de Géraldine. Séjour bercé tant par le son des vagues que celui tout aussi enchantant de la langue swahili, sans doute la plus italienne des langues africaines, qui nous a inspiré le titre de cet édito. Reportage en images sur ce séjour qui nous a charmés en cliquant ICI.

A présent, le cours normal de la vie a repris. Les enfants ont retrouvé le chemin de l’école et nous, avant eux, celui de nos travails respectifs (voir les aléas du terrain dans « le Zoom de la Coopération »). Mais dans un coin de nos têtes, le rêve pour 2019 d’un monde moins tourné vers la croissance et le toujours plus. Bref, un monde un peu plus « polé, polé » en quelque sorte.

Pour les amateurs d’images, on vous laisse sur d’autres photos des semaines écoulées.

On vous embrasse,

La HEES family

Notre hotte à rêves pour 2019 !

A quelques encablures de la nouvelle année, notre réunion de rédaction a été placée sous le signe d’un exercice onirique : « Pour 2019, quel rêve ai-je pour moi-même, pour ma famille et mes amis, pour le monde en général ? ».

Déballons ensemble cette « hotte à rêves 2019 » :

Un rêve de Romain est de pouvoir comme cette année passer une semaine dans son ancienne école de Floréal. Il rêve aussi « d’accueillir en Ouganda plein de gens et de voyager tous ensemble dans un grand bus ».

Anna-Lou rêve elle « que tous les gens qu’on connait viennent en Ouganda et qu’on fasse la fête tous les soirs avec eux ». Un rêve qui rejoint celui de son frère en somme. De bonne augure, car ne dit-on pas que rêver à plusieurs c’est le début de la réalité ? Pour sa famille et ses amis, Anna-Lou souhaite tout simplement que leurs propres rêves se réalisent. Et pour le monde, elle rêve que plus de gens fassent attention à la planète et que l’air de Kampala soit moins pollué.

Quant à Lola, elle rêve en 2019 de « faire un pas en avant dans sa créativité ». Pour sa famille et ses amis, elle souhaite « que chacun puisse s’épanouir à l’école ou au travail, être en bonne santé et savourer le plaisir de la vie ». Et son rêve pour le monde est « de voir les inventeurs faire plus attention pour que leurs inventions ne fassent pas de mal à la planète ».

Géraldine rêve d’arriver à mettre ses actes plus en cohérence avec ses aspirations profondes. Son souhait pour ses proches rejoint celui qu’elle formule pour le monde : « que chacun puisse mieux apprivoiser ses peurs ».

« Profiter pleinement en famille et dans son travail de notre « expérience ougandaise » est le vœu de Denis. Il souhaite à ses proches d’ « oser le changement ». Et il rêve d’un monde « moins matériel et plus naturel ».

Et vous, quels sont vos rêves ? Dans un esprit trait d’Union, n’hésitez pas à nous les partager.

Pour ce qui est des autres rubriques de cette édition, retrouvez quelques instantanés de nos dernières semaines.

  • Dans « le clin d’œil photos », retour sur un spectacle de Noël bien particulier à l’école Sadghuru.
  • Dans « le coin des routards », découvrez la course cycliste « ride the Rift ».
  • Dans « le coin des artistes », Fort Portal vous dévoile ses atouts culturels, avec la 4ème édition du « Jabulani Arts Festival ».
  • Dans le « Zoom de la Coopération », nous vous partageons des « visages et des sourires » de quelques-uns des « super farmers » ougandais bénéficiant de l’appui d’Iles de Paix. De quoi donner du cœur à l’ouvrage à ceux d’entre vous qui se mobiliseront en janvier pour la campagne Iles de Paix.
  • Enfin dans le « Coin des lecteurs », pas de livre cette fois, mais le partage d’un coup de cœur pour un magazine bien dans le thème du rêve de cet édito.
  • Et pour le résumé photos des semaines écoulées, il suffit de cliquer ICI.

Avant de vous retrouver en 2019, on vous laisse sur une citation tirée du spectacle présenté dans le clin d’oeil photos: “Christmas, it’s about loving, giving, caring and spending time together ! ».

Que cette période de Noël soit douce pour chacun de vous !

On vous embrasse,

La HEES Family

Partager bien plus que des couleurs !

Le mois de Novembre fut un mois particulièrement « trait d’Union » en Ouganda. Il marquait les 20 ans de présence d’une ambassade belge en Ouganda avec comme devise pour ces festivités, « Sharing more than colours ! », matérialisée par le logo

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Pour nous aussi, les semaines écoulées depuis notre dernière édition ont été très belgo-ougandaises. Denis devant rentrer pour participer aux « Rencontres automnales » d’Iles de Paix (voir plus d’infos dans le Zoom de la Coopération) durant la seconde quinzaine d’octobre, les enfants ont également retrouvé notre plat pays pendant 15 jours, tandis que Géraldine y est revenue pour une bonne semaine.

Pour les enfants, ce fut l’occasion de passer une semaine dans leur ancienne école de Floréal. Ce fut une expérience concrète de « Trait d’union » en partageant avec leurs anciens camarades leur expérience ougandaise, en se replongeant dans la langue de Vondel, en redécouvrant l’organisation d’une école urbaine belge (« C’était beaucoup plus bruyant. J’avais parfois l’impression d’être enfermée », dixit Anna-Lou) et en ramenant dans leurs bagages un peu de belgitude à partager avec leurs camarades ougandais.

Au menu belge également pendant ce séjour, un match des Diables Rouges « en vrai » comme dirait notre Romain dont c’était le cadeau de 5 ans, le musée des Schtroumpfs pour Lola et ses copains à l’occasion de son anniversaire, des activités scoutes pour les filles (« J’ai adoré le w-e lutins « Koh-Lanta ». C’est trop chouette d’avoir Charlotte comme sizainière », dixit Lola – voir aussi la rubrique l’Echo du Nord), des moments brefs mais toujours aussi énergisants avec familles et quelques amis, des premières rencontres magiques avec des nouveaux nés qui ont pointé le bout de leur nez.

Quant au menu des dernières semaines en Ouganda : pas mal de déplacements en semaine pour Géraldine aux 4 coins du pays, des « field trips » pour Anna-Lou avec sa classe (voir le coin des Routards), « métro/boulot/dodo, as usual » pour les autres et des week-ends passés relax à Fort Portal, avec des bricolages en pagailles pour les uns (voir le coin des artistes) et du jardinage pour les autres.

Retrouvez un peu de tout ça en images en cliquant ici.

Prenez soin de vous, vivez intensément, osez le changement (et si vous ne savez pas par où commencer, jetez un œil dans le coin des lecteurs) !

Et n’oubliez pas que « le 2 décembre, on ne peut pas, on a climat!». On compte sur vous. Pour vous motiver, voyez comment cette mobilisation résonne jusqu’en Ouganda en cliquant ici.

On vous embrasse !

La Hees family !

Bienveillance et ouverture pour gommer les différences !

En ce mois d’octobre, nous nous sommes prêtés au jeu d’un petit « café philo » familial sur la question de vivre en minorité.

Le point de départ était le suivant : même après un an de présence, difficile de se promener ici, sans déclencher des « Hé toi le Blanc » (« muzungu » en langue locale). Rappel que, de par notre couleur de peau, nous appartenons à une minorité ? De fait, les « Blancs » ne courent pas les rues par ici … C’est le cas aussi à l’école pour les enfants, ou dans nos emplois respectifs. Mais finalement, comment chacun de nous vit-il cette réalité ?

Après s’être entendu, sur ce que signifie appartenir à une minorité quelle qu’elle soit, chacun de nous a partagé en quoi cela résonnait avec sa vie en Ouganda. Tour d’horizon des réponses de nos chérubins:

Pour Anna-Lou, « moi dans ma classe, je suis en minorité car on est 6 filles par rapport à une quinzaine garçons ».

Romain lui estime plutôt faire l’expérience de la majorité car « à l’école, il y a plus de petits enfants de mon âge que de grands de l’âge de Lola ».

Quant à Lola : « Moi je me sens égale aux autres, même si en Belgique, je me sentais peut-être encore plus égale. En fait, c’est lors du cours de langue locale que je me sens en minorité. Mais ça a parfois du positif d’être en minorité, car quand il y a ce cours de langue locale, ma prof m’accorde plus d’attention. »

C’est vrai ça. Est-ce toujours négatif de faire partie de la minorité ?

Selon Anna-Lou, « c’est chaud et froid. Car c’est vrai que parfois quand on est en minorité, on s’occupe plus de nous. Mais si on fait du tir à la corde, je préfère être dans la majorité car on est plus fort si on est plus nombreux. »

Paroles d’enfants, paroles de sagesse … Ils nous rappellent que tout est une question de regard. La minorité est en soi une abstraction neutre. Elle peut même être vécue positivement si le regard porté dessus est bienveillant et accueillant. Bienveillance et ouverture, des armes fatales pour gommer les différences qui pourraient sembler sauter aux yeux.

En fin de compte, nous étions étonnés de constater que pour nos enfants, la couleur de peau n’apparaît pas spontanément comme un facteur de différenciation. Belle démonstration de combien le racisme est une construction mentale qui n’a rien d’inné, d’évident ou de rationnel.

Tout cela fait écho avec le livre (pièce de théâtre), « Celui qui se moque du crocodile, n’a pas traversé la rivière » qu’on vous avait présenté en mai dans le coin des lecteurs. Dans ce coin des lecteurs, retrouvez ce mois-ci quelque chose de plus léger avec le coup de cœur du moment de Lola.

Pour le reste, si vous avez l’âme d’un scientifique, faites un tour du côté du « Coin des artistes ».

Pour nos amis routards, découvrez aussi dans le coin qui porte votre nom pourquoi Fort Portal s’appelle Fort Portal.

Dans le Zoom de la Coopération, retrouvez en images des nouvelles des projets d’Enabel en Ouganda.

Comme toujours, dans le clin d’œil photos, on vous partage une image qui a capté notre regard. Ce mois-ci, il s’agit d’un vestige du passé.

Et comme le veut la tradition, pour les amateurs photos, retrouvez quelques instantanés du mois écoulé en cliquant ici

On vous embrasse,

La Hees Family

Agir au niveau micro pour des macros changements !

Et revoici une édition intégrale du Trait d’Union, un mois après le retour au complet de l’équipe de rédaction. Mi-Août les enfants, accompagné de leur grand-mère Mamounette, ont retrouvé le sol ougandais et en même temps la pluie et la fraîcheur des montagnes de Fort Portal. Non, l’Afrique ne rime pas toujours avec soleil et chaleur et la Belgique n’est pas nécessairement synonyme de pluie et fraîcheur.

Les clichés tombent et l’évidence du réchauffement climatique saute aux yeux. Des plus faibles en tous cas, premières victimes des phénomènes climatiques extrêmes. Malheureusement pas nécessairement des plus puissants.

Mais doit-on attendre d’eux qu’ils nous guident vers le changement radical auquel nous oblige le constat partagé par la plus grande partie de la communauté scientifique ? Damien Saez a-t-il raison quand il chante dans sa chanson « J’accuse » que l’homme ne descend pas du singe, mais qu’il descend plutôt du mouton ?

Non, ne cédons pas au fatalisme. Entrons au contraire en résistance comme nous y invite Cyril Dion dans son nouvel ouvrage remplis de conseils pratiques (Voir « le coin des lecteurs ») ? Et la bonne nouvelle, pour nous belges, c’est que nous avons prochainement une belle occasion pour nous y mettre. Petits belges que nous sommes, nous n’avons pas beaucoup de chance de convaincre Trump qu’être climato-sceptique, ça a un relent de cynisme. Mais inspirons-nous de villes comme San Francisco, New-York, Londres, Paris, Tokyo,  Quito, Varsovie, Buenos Aires, Le Cap qui s’engagent dans des transitions qui vont au-delà des Accords de Paris. Oui, nous avons en octobre, à portée d’urne, l’occasion d’ajouter Bruxelles, Liège, Anvers, Gand, Namur et bien d’autres à cette liste. Si les nations, trop proches des lobbys industriels et financiers tergiversent, c’est peut-être des villes que le déclic peut venir. Et si les villes ne bougent pas, agissons au niveau des quartiers.

Agir au niveau local pour forcer le changement, c’est aussi l’approche d’Iles de Paix dans sa mission, plutôt macro, de promouvoir des systèmes alimentaires durables et une alimentation responsable. Retrouver dans le « Zoom de la Coopération », quelques nouvelles des premières avancées tangibles dans nos zones d’interventions ougandaises.

Parmi les résistants et les acteurs du changement, les artistes sont bien souvent en première ligne. L’art, un moyen de mobilisation, bien souvent craint des puissants. Pas un hasard, si en Ouganda, Bobi Wine, un artiste apprécié des jeunes et récemment engagé en politique, a fait l’objet ces dernières semaines d’une répression sévère du pouvoir en place … depuis de 31 ans. A propos d’artistes, nos chérubins ont profité de la fin des vacances pour aller faire un atelier chez Albert, un artiste-peintre de Fort Portal (voir « le coin des artistes »).

Pour le reste, le mois écoulé a rimé avec escapades de fin de vacances (voir dans « Le coin des Routards », notre visite d’un hospice de chimpanzés), avec installation dans notre jardin de « Nintje », « Sisi », « Poulette », « Cacao » et « Cocotte » nos nouveaux amis lapins et poules, puis comme en Belgique, avec rentrée scolaire. A propos d’école, découvrez dans « L’écho du Nord », la vidéo que Lola et Anna-Lou ont eu l’occasion de partager fin juin avec leurs anciens camarades de l’école Floréal.

Retrouvez un peu de tout ça, dans le lien photos du mois.

Sur ce, on vous envoie plein de micro bisous pour vous dire qu’on pense macro fort à vous 😉

La Hees Family

Ici et là-bas

Amis trait d’unionistes,

Le silence a été long … Mais c’était pour mieux nous rapprocher de vous. Nous avons effectivement passé tout le mois de juillet en Belgique. Et à l’heure d’écrire ces quelques lignes, les plus jeunes membres de notre équipe de rédaction, accompagnés de leur grand-mère Mamounette, viennent seulement d’embarquer dans leur avion, direction l’Ouganda.  De notre côté, ça fait déjà une dizaine de jours que nous avons retrouvé notre « chez nous » de Fort Portal.

Mais « chez nous », c’est où en fait ? Ici ou là-bas ? Et pourquoi ne serait-ce pas autant ici que là-bas ?

Sans doute, cette dernière option est-elle la plus adéquate. Même si cela faisait déjà un an que nous avions pris nos quartiers en Ouganda, que notre regard sur une série de choses a pu changer, nous n’avons pas ressenti de « décalage » (sinon, un décalage lumineux plutôt agréable pour nous qui vivons proche de l’équateur!) en retrouvant notre Belgique natale. Enfants comme adultes, nous nous sommes directement sentis comme chez nous.

Durant ce mois de juillet, il y a eu des lieux de nature retrouvés (Quelles sont belles nos Ardennes ! Qu’on se sent bien dans le massif des Ecrins !), de moment culturels savourés (Que Bruxelles est belle !  Que c’est gai de flâner dans des librairies achalandées !), des terrasses ensoleillées, des barbecues épicés, des feux de camp scouts pour les filles, des soirées endiablées (Come on Eden !), … mais surtout des retrouvailles magiques avec vous, famille et amis. Celles-ci se sont faites comme si on reprenait une conversation arrêtée la veille. Merci pour toute cette magie partagée qui réduit les distances entre ici et là-bas. On en a rempli nos bagages !

On vous laisse sur le lien photos de ce mois de Juillet :

https://www.dropbox.com/sh/joupwrka50tytdk/AADt06ZvuXberhKs6wFVuggIa?dl=0

A très vite pour une édition complète de notre blog avec de nouvelles aventures ougandaises !

D’ici là, on vous embrasse

Den & Gé … qui décomptent les heures avant de retrouver le trio magique 😉