Zanzibar, bien plus que des plages au sable blanc

img_2876

Pour les fêtes de fin d’année, nous avons décidé de mettre le cap sur Zanzibar. Une île de l’Océan Indien, située en face de la Tanzanie dont elle fait partie, réputée pour ses plages paradisiaques. Une fois sur place, nous avons certes succombé au charme de ces plages : des étendues de sable blanc, une mer bleu turquoise et un petit vent rafraîchissant. Mais nous y avons également découvert bien plus : des gens accueillants, une langue (le swahili) chantante, une histoire mélangée, une culture riche et une nourriture délicieuse. Parmi les choses qui nous ont particulièrement marqués nous retiendrons : la découverte des fermes et plantations d’épices, le sanctuaire des tortues marines avec lesquelles nous avons pu nager et la visite de Stone Town, capitale de Zanzibar. Bref, vous l’aurez compris, nous avons passé 10 jours extraordinaires à Zanzibar que nous vous proposons de découvrir en image dans le lien photos.

Les bienfaits de la vie en mode « Polé, Polé » !

Dans le système scolaire ougandais, les « grandes vacances » ont lieu en Décembre – Janvier. Autant dire qu’à l’image de ce que nous connaissons en Belgique entre le 15 juillet et le 15 août, le cours de la vie ralentit sensiblement ici entre mi-décembre et mi-janvier.

Avec 4 semaines de congés pour nos enfants (leur école applique un calendrier mixte entre le système ougandais et le système international), 2 semaines de break professionnel pour nous, nous avons joyeusement suivi cette invitation à se mettre en mode « Polé, polé ! », », expression swahili pour dire « doucement, doucement ! »

Et que c’est bon de réduire le tempo pour mieux se retrouver, pour mieux savourer les moments simples de la vie (voir une illustration dans le Clin d’œil photo), pour mieux prendre conscience aussi des évolutions de ses enfants. Pas étonnant que notre « Coin des lecteurs » de ce mois mette à l’honneur une œuvre éloge à la flânerie.

Au milieu de tout cela, mais dans le même état d’esprit, une bien belle semaine à Zanzibar placée sous le signe de la découverte de cette perle insulaire aux multiples facettes (plus d’infos dans le Coin des Routards) et des retrouvailles puisque nous y avons retrouvé la maman de Géraldine. Séjour bercé tant par le son des vagues que celui tout aussi enchantant de la langue swahili, sans doute la plus italienne des langues africaines, qui nous a inspiré le titre de cet édito. Reportage en images sur ce séjour qui nous a charmés en cliquant ICI.

A présent, le cours normal de la vie a repris. Les enfants ont retrouvé le chemin de l’école et nous, avant eux, celui de nos travails respectifs (voir les aléas du terrain dans « le Zoom de la Coopération »). Mais dans un coin de nos têtes, le rêve pour 2019 d’un monde moins tourné vers la croissance et le toujours plus. Bref, un monde un peu plus « polé, polé » en quelque sorte.

Pour les amateurs d’images, on vous laisse sur d’autres photos des semaines écoulées.

On vous embrasse,

La HEES family

Jabulani Arts Festival 2018

La vie culturelle de Fort Portal n’est pas des plus trépidantes. La ville compte néanmoins un collectif d’artistes de plus en plus dynamique, Jabulani, qui s’efforce de faire bouger le secteur.

Parmi les événements phares qu’ils organisent, il y a le « Jabulani Arts Festival » qui se tient en décembre depuis déjà 4 ans. A l’honneur, la musique, la danse, mais aussi le stylisme.  C’est que depuis 2 ans, avec l’appui notamment d’Enabel, une organisation locale forme des jeunes au métier de la mode.

Nous avons été faire un tour en famille dans ce festival convivial. Un chouette moment culture !

 

Christmas is about octopus !

Avez vous déjà vu une pieuvre, une poule ou un zèbre dans la crèche de Noël ?
Souvent, la scène de la Nativité nous est présentée comme une image d’Epinal : tout semble calme et doux. Mais à l’école Sadghuru, ils pensent qu’à Bethléem, cette nuit là, il devait y avoir beaucoup de bruit : des marchands, des bergers, des animaux, des enfants, … Tout ce monde réunit dans ce petit village, ça devait faire un fameux tintamarre ! Résultat : un récit de la Nativité revisité, tout en couleurs et en chanson. Comme toujours, la créativité, les sourires et l’émotion était au rendez-vous.

Visages et sourires de héros du quotidien 

Du 11 au 13 janvier, la campagne d’Iles de Paix battra son plein aux quatre coins de la Belgique francophone. Quelques 40 000 bénévoles se mobiliseront au profit de projets de développement qu’Iles de Paix mène en Afrique et en Amérique du Sud.  Vous pourrez vous joindre à cet élan de solidarité en achetant des modules, bracelets, sacs en coton et essuies.

L’argent récolté financera d’ambitieux programmes en matière d’agriculture familiale durable au Bénin, au Burkina Faso, en Ouganda, au Pérou et en Tanzanie.

Pour faire le trait d’union entre les modules que vous pourrez acheter et le travail qui se fait sur le terrain, voici quelques « visages et sourires » de ces héros du quotidien avec lesquels Iles de Paix travaille depuis un peu plus d’un an en Ouganda.

 

 

 

Une autre presse pour un autre monde !

blog1

Se changer pour changer le monde peut aussi passer par trouver d’autres moyens de s’informer.

« Imagine, demain le monde » est un magazine qui s’inscrit pleinement dans le mouvement de la « slow press ». Analyses de fond, articles intemporels, présentation d’initiatives positives pour nous inviter à ralentir pour mieux comprendre les enjeux du monde.

Un magazine « coup de cœur » qu’on vous recommande chaleureusement.

Offrir un abonnement à ce magazine qui fait du bien peut aussi être une chouette idée de cadeau en cette période de fêtes.

Ride the Rift, Africa’s most adventurous cycling event !

Ce 8 décembre, nous avons participé à la première édition de la course cycliste « Ride the Rift ».

Magnifique escapade de 100 km partant de Fort Portal et ses collines fraîches et luxuriantes pour s’achever à Ntoroko, au bord du lac Albert. Entre les deux, la traversée des plantations de thé et de bananes, une vertigineuse descente dans la vallée du Rift et une longue traversée aux côtés des impalas et des babouins, sur le sol chaud, sec et magnifiquement infini de la réserve nationale de Semuliki.

A refaire avec les plus sportifs d’entre vous qui nous visiteront 😉

blog 11

Notre hotte à rêves pour 2019 !

A quelques encablures de la nouvelle année, notre réunion de rédaction a été placée sous le signe d’un exercice onirique : « Pour 2019, quel rêve ai-je pour moi-même, pour ma famille et mes amis, pour le monde en général ? ».

Déballons ensemble cette « hotte à rêves 2019 » :

Un rêve de Romain est de pouvoir comme cette année passer une semaine dans son ancienne école de Floréal. Il rêve aussi « d’accueillir en Ouganda plein de gens et de voyager tous ensemble dans un grand bus ».

Anna-Lou rêve elle « que tous les gens qu’on connait viennent en Ouganda et qu’on fasse la fête tous les soirs avec eux ». Un rêve qui rejoint celui de son frère en somme. De bonne augure, car ne dit-on pas que rêver à plusieurs c’est le début de la réalité ? Pour sa famille et ses amis, Anna-Lou souhaite tout simplement que leurs propres rêves se réalisent. Et pour le monde, elle rêve que plus de gens fassent attention à la planète et que l’air de Kampala soit moins pollué.

Quant à Lola, elle rêve en 2019 de « faire un pas en avant dans sa créativité ». Pour sa famille et ses amis, elle souhaite « que chacun puisse s’épanouir à l’école ou au travail, être en bonne santé et savourer le plaisir de la vie ». Et son rêve pour le monde est « de voir les inventeurs faire plus attention pour que leurs inventions ne fassent pas de mal à la planète ».

Géraldine rêve d’arriver à mettre ses actes plus en cohérence avec ses aspirations profondes. Son souhait pour ses proches rejoint celui qu’elle formule pour le monde : « que chacun puisse mieux apprivoiser ses peurs ».

« Profiter pleinement en famille et dans son travail de notre « expérience ougandaise » est le vœu de Denis. Il souhaite à ses proches d’ « oser le changement ». Et il rêve d’un monde « moins matériel et plus naturel ».

Et vous, quels sont vos rêves ? Dans un esprit trait d’Union, n’hésitez pas à nous les partager.

Pour ce qui est des autres rubriques de cette édition, retrouvez quelques instantanés de nos dernières semaines.

  • Dans « le clin d’œil photos », retour sur un spectacle de Noël bien particulier à l’école Sadghuru.
  • Dans « le coin des routards », découvrez la course cycliste « ride the Rift ».
  • Dans « le coin des artistes », Fort Portal vous dévoile ses atouts culturels, avec la 4ème édition du « Jabulani Arts Festival ».
  • Dans le « Zoom de la Coopération », nous vous partageons des « visages et des sourires » de quelques-uns des « super farmers » ougandais bénéficiant de l’appui d’Iles de Paix. De quoi donner du cœur à l’ouvrage à ceux d’entre vous qui se mobiliseront en janvier pour la campagne Iles de Paix.
  • Enfin dans le « Coin des lecteurs », pas de livre cette fois, mais le partage d’un coup de cœur pour un magazine bien dans le thème du rêve de cet édito.
  • Et pour le résumé photos des semaines écoulées, il suffit de cliquer ICI.

Avant de vous retrouver en 2019, on vous laisse sur une citation tirée du spectacle présenté dans le clin d’oeil photos: “Christmas, it’s about loving, giving, caring and spending time together ! ».

Que cette période de Noël soit douce pour chacun de vous !

On vous embrasse,

La HEES Family

Rencontres automnales ou le plaisir d’échanger

Dans le monde de la coopération, l’ONG Iles de Paix fait partie des organisations de taille intermédiaire. En gros, Iles de Paix, c’est une vingtaine d’employés en Belgique, environ 80 personnes (essentiellement du personnel local) en charge de la réalisation des programmes dans 5 pays d’intervention (Pérou, Burkina Faso, Bénin, Tanzanie et Ouganda), mais aussi un réseau de 350 bénévoles, investis notamment dans la coordination aux 4 coins de la Belgique francophone de la Campagne annuelle d’Iles de Paix.

Taille intermédiaire, mais avec des équipes réparties sur 3 continents et 6 pays, cela demande une dose de créativité pour coordonner tout cela. Car l’ambition est que tout ce petit monde fonctionne non comme des îlots séparés, mais au contraire comme un archipel d’îles se renforçant les unes les autres.

Les « rencontres automnales », organisées depuis une dizaine d’années, c’est justement le moment privilégié pour créer du lien au sein de la « famille Iles de Paix », avec les 5 pays d’intervention représentés par leur directeur pays et parfois l’un ou l’autre collaborateur. C’est comme un moment de respiration pour l’organisation pour prendre de la hauteur par rapport à ses activités quotidiennes, pour échanger, partager, questionner ses pratiques et les faire évoluer.

Au programme, des ateliers méthodologiques et de partages d’expérience, des échanges avec les représentants des instances de l’ONG, des visites de terrain auprès d’acteurs belges engagés dans la transition agro-écologique, des formations et aussi une fête pour le lancement officiel de la Campagne Iles de Paix. Ce dernier événement donne l’occasion de riches interactions avec les bénévoles sur les projets en cours dans nos pays d’intervention. Bref, beaucoup d’échanges et de belles rencontres et au final un plein d’énergie et de nouvelles idées pour que l’action Iles de Paix apporte plus que jamais sa pierre à l’édifice d’un monde plus juste et solidaire.