Bienveillance et ouverture pour gommer les différences !

En ce mois d’octobre, nous nous sommes prêtés au jeu d’un petit « café philo » familial sur la question de vivre en minorité.

Le point de départ était le suivant : même après un an de présence, difficile de se promener ici, sans déclencher des « Hé toi le Blanc » (« muzungu » en langue locale). Rappel que, de par notre couleur de peau, nous appartenons à une minorité ? De fait, les « Blancs » ne courent pas les rues par ici … C’est le cas aussi à l’école pour les enfants, ou dans nos emplois respectifs. Mais finalement, comment chacun de nous vit-il cette réalité ?

Après s’être entendu, sur ce que signifie appartenir à une minorité quelle qu’elle soit, chacun de nous a partagé en quoi cela résonnait avec sa vie en Ouganda. Tour d’horizon des réponses de nos chérubins:

Pour Anna-Lou, « moi dans ma classe, je suis en minorité car on est 6 filles par rapport à une quinzaine garçons ».

Romain lui estime plutôt faire l’expérience de la majorité car « à l’école, il y a plus de petits enfants de mon âge que de grands de l’âge de Lola ».

Quant à Lola : « Moi je me sens égale aux autres, même si en Belgique, je me sentais peut-être encore plus égale. En fait, c’est lors du cours de langue locale que je me sens en minorité. Mais ça a parfois du positif d’être en minorité, car quand il y a ce cours de langue locale, ma prof m’accorde plus d’attention. »

C’est vrai ça. Est-ce toujours négatif de faire partie de la minorité ?

Selon Anna-Lou, « c’est chaud et froid. Car c’est vrai que parfois quand on est en minorité, on s’occupe plus de nous. Mais si on fait du tir à la corde, je préfère être dans la majorité car on est plus fort si on est plus nombreux. »

Paroles d’enfants, paroles de sagesse … Ils nous rappellent que tout est une question de regard. La minorité est en soi une abstraction neutre. Elle peut même être vécue positivement si le regard porté dessus est bienveillant et accueillant. Bienveillance et ouverture, des armes fatales pour gommer les différences qui pourraient sembler sauter aux yeux.

En fin de compte, nous étions étonnés de constater que pour nos enfants, la couleur de peau n’apparaît pas spontanément comme un facteur de différenciation. Belle démonstration de combien le racisme est une construction mentale qui n’a rien d’inné, d’évident ou de rationnel.

Tout cela fait écho avec le livre (pièce de théâtre), « Celui qui se moque du crocodile, n’a pas traversé la rivière » qu’on vous avait présenté en mai dans le coin des lecteurs. Dans ce coin des lecteurs, retrouvez ce mois-ci quelque chose de plus léger avec le coup de cœur du moment de Lola.

Pour le reste, si vous avez l’âme d’un scientifique, faites un tour du côté du « Coin des artistes ».

Pour nos amis routards, découvrez aussi dans le coin qui porte votre nom pourquoi Fort Portal s’appelle Fort Portal.

Dans le Zoom de la Coopération, retrouvez en images des nouvelles des projets d’Enabel en Ouganda.

Comme toujours, dans le clin d’œil photos, on vous partage une image qui a capté notre regard. Ce mois-ci, il s’agit d’un vestige du passé.

Et comme le veut la tradition, pour les amateurs photos, retrouvez quelques instantanés du mois écoulé en cliquant ici

On vous embrasse,

La Hees Family

Une réflexion sur “Bienveillance et ouverture pour gommer les différences !

Répondre à Schepens caroline Annuler la réponse.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s