Un voyage en 3 temps

Voici le compte rendu de ce road-trip écrit à 4 mains. A la plume, Lola, en version NL pour nos amis néerlandophones, et Géraldine.

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Après l’installation, il nous démangeait de partir à la découverte des trésors qui nous entourent. Et, de ce côté là, on peut dire que Fort Portal est gâté tant il y des choses à voir dans le coin.

Première halte à 170 km au Sud de Fort Portal : Ishaha au bord du Queen Elisabeth National Park. Cet endroit est connu car il abrite les « climbing lions », une espèce rare de lions qui dort dans les arbres. Après quelques heures de safari où nous avons vu entre autres des phacochères, des antilopes et des hyènes, nous avons eu la chance d’apercevoir dans un arbre les fameux lions  ! Eureka 😉

Après avoir quitté Denis qui devait repartir travailler après ce w-e tellement dépaysant, nous avons continué, les enfants et moi, plus au Sud, direction le lac Bunyoni situé près de la frontière avec le Rwanda. Changement de décor : les collines vertes qui entoure le lac ont remplacé les étendues de savane jaunes. Au programme : ballade en barque (à moteur ou à rames, chacun choisi son style et son rythme), découverte de la vie qui s’organise autour du lac (les enfants qui vont à l’école en canoë, les pêcheurs, …) et activité « acrobranches » avec la fameuse « zip line » (tirolienne) qui passe au dessus du lac. Autant vous dire que, pour les enfants, cela reste un des plus beaux moment du voyage tant il était inattendu et un peu fou !

Enfin, dernière halte, à 208 km de là en remontant vers Fort Portal, nous avons découvert le Lake Mburo National Parc. Il s’agit du plus petit parc de l’Ouganda mais qui n’en abrite pas moins des animaux que l’on peut difficilement voir ailleurs comme des hordes de zèbres, des hippos et des crocos.

Bref, un voyage magnifique ! Des routes macadamisées en bon état (presque partout), des logements confortables (il y en a pour toutes les goûts : des backpakers au lodge haut de gamme) et une faune et une flore incroyablement riche et diversifiée … qui n’attendent que vous 😉

Le bonheur c’est les autres !

La saison des pluies s’est progressivement installée en ce mois d’août – l’Ouganda connait deux saisons des pluies de mi-août à fin octobre et d’avril à mai ; pendant cette saison, il pleut tous les 2-3 jours pendant quelques heures, le reste du temps, il fait très agréable – en même temps que la météo intérieure de la famille ne cessait de s’ensoleiller.

Notre camp de base de mieux en mieux installé, le moral de plus en plus acclimaté, nous avons profité de ce dernier mois de vacances pour partir davantage explorer notre nouveau pays d’accueil. Résultat : des découvertes en pagaille, des rencontres et des souvenirs plein la tête.

Au programme : un road-trip d’une semaine pour Gé et les enfants (plus de détails dans « le coin des routards »), avec une partie du séjour en compagnie d’un collègue de Gé et ses deux filles, un week-end en famille dans le Nord du Queen Elizabeth National Park, une journée de randonnée autour des « Crater lakes »avec les collègues de Denis venus en mission pour l’atelier de lancement d’Iles de Paix (plus d’infos dans « le Zoom Iles de Paix »), quelques jours à Kampala pour le travail de Denis qui furent l’occasion pour Lola et Anna-Lou de passer du temps avec Esther et Jasmine, deux filles de leur âge, la découverte d’une fabrique de fromages de chèvre à Fort Portal (« bons à se taper le c.. par terre! ») et d’une fabrique de paniers en osier dans un village voisin, et durant la dernière semaine, quelques après-midis d’adaptation passées dans la future école des enfants, occasion de rencontrer les professeurs et de faire quelques jeux avec certains de leurs futurs camarades de classe.

On achève donc le mois avec une belle question philosophique, de l’ordre de celle de la poule ou de l’oeuf : est ce parce qu’on trouve ses marques qu’on rencontre plus facilement des gens ou parce qu’on rencontre des gens qu’on trouve plus facilement ses marques ? La seule réponse trouvée à ce jour à cette question : le bonheur c’est les autres !

Dans la bouche de Lola, ça donne : « Moi, j’ai bien aimé ce mois. Les voyages, découvrir l’Afrique, les animaux et commencer à rencontrer des gens » (Lola).

Pour Anna-Lou, le fait marquant se trouve illustré dans « le clin d’oeil en photo » : « Moi j’aime encore plus quand on reçoit des lettres ici qu’en Belgique. Car ici on voit moins souvent les gens qui nous écrivent. »

Et pour Romain : « C’était chouette d’aller chercher mon lit à Kampala. J’aime Fort Portal ! »

Alors, avant de vous laisser découvrir les autres rubriques, voici le résumé photos du mois :

https://www.dropbox.com/sh/2jx00dfp2p2ql00/AAByEt-ywoIbPii5off7pDS4a?dl=0

Merci pour vos messages à la lecture de notre blog (*). Ils sont comme des pépites qui tissent le trait d’union entre ici et là-bas.

On vous embrasse tous les 5. Bonne rentrée à tous les écoliers !

La Hees Family

(*) N’oubliez pas de vous inscrire si vous voulez être prévenus par mail lorsqu’une nouvelle édition du Trait d’Union est parue. Vous pouvez également utiliser l’onglet commentaires pour faire fonctionner le trait d’union de Belgique vers l’Ouganda.

 

 

 

 

 

 

 

Cornebidouille et la fripouille

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L’histoire d’un petit garçon téméraire qui tient tête à la terrible sorcière Cornebidouille pour ne pas manger sa soupe. A lire et à relire ! Coup de coeur littéraire de Romain (bientôt 4 ans)

 

 

Et pour la route, une petite phrase glanée au détour de l’écoute de Louis Chedid :                » Chaque jour est une vie ! « 

L’Arbre de feu africain

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Lors de nos ballades dans les alentours de Fort Portal, les enfants ont eu l’oeil attiré par cet arbre qui dénote dans un paysage très vert. Très curieux, ils n’ont pas manqué d’interroger le guide qui nous a emmené visiter les « Crater Lakes » (voir la rubrique « le coin des Routards »). L’arbre que voici est surnommé l’Arbre de feu africain pour trois raisons : ses fleurs sont rouges comme le feu, il y a très longtemps cet arbre était utilisé pour obtenir du feu grâce au frottement de deux branches et aujourd’hui encore son bois est utilisé pour faire des allumettes !

MPANGA SUPER FARMERS

Comme vous le voyez, grâce aux talents d’un artiste local, les modules Iles de Paix ont pris leur quartier à Fort Portal. Impressionnant la force de ce logo qui suscite l’intérêt des visiteurs !

Au menu de ce premier mois : installation des bureaux avec l’aide précieuse de John Nyakoojo (responsable Administratif et Financier), rencontres avec les organisations locales (JESE et SATNET) avec lesquelles Iles de Paix travaillera sur le terrain, recrutement des agents de terrain qui travailleront au sein de ces partenaires, visites de terrain pour mieux appréhender les spécificités des deux zones d’intervention du programme, Karangura (à 30 km de Fort Portal) et Kabambrio (à 80 km de Fort Portal)

Ce premier programme d’Iles de Paix en Ouganda porte le nom de « Mpanga Super Farmers », Mpanga étant le nom d’une rivière traversant la ville de Fort Portal.

Source de la Mpanga River

Zone montagneuse de Karangura où la Mpanga River prend sa source

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Marais typique de la région de Kabambiro, plus en aval de la Mpanga River

 

En phase avec la mission générale d’Iles de Paix de promotion de l’agriculture familiale durable et de l’alimentation responsable, l’objectif général du programme est d’accompagner 600 familles d’agriculteurs dans l’amélioration des performances économiques, sociales et environnementales de leurs exploitations.

La semaine prochaine sera une première étape importante pour Iles de Paix Ouganda. Nous tiendrons notre atelier de lancement officiel avec nos deux partenaires. Je serai épaulé pour l’occasion par mon collègue Olivier, Directeur des Programmes, qui débarquera de Huy et par Ludovic, Directeur Iles de Paix en Tanzanie. Impatients de vous raconter tout cela dans une prochaine édition !

Pour terminer, ce premier « Zoom Iles de Paix », je voulais partager avec vous cette donnée sur la croissance démographique de l’Ouganda. Un paramètre déterminant à prendre en considération pour comprendre les enjeux de développement.

L’Ouganda comptait plus de 37 millions d’habitants en 2015 et le pays connaît l’une des plus fortes croissances démographiques au monde avec un taux de fécondité estimé à 6 enfants par femme et un taux de croissance naturel de 3,3 %. Ce taux de fécondité était en 2011 de 3,8 en milieu urbain et de 6,8 en milieu rural. A ce rythme, l’Ouganda aura en 2050 130 millions d’habitants et les efforts de développement pourraient être les victimes de cette explosion démographique. En 2015, 35% de la population était sous-alimentée. L’âge médian de la population ougandaise est de 15 ans, alors qu’il se situe à 41 ans en Belgique.