Experts Juniors, des jeunes désireux de donner du sens à leur talent

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Le Programme Junior organisé par Enabel offre l’opportunité à de jeunes professionnels (moins de 30 ans) de partir travailler sur le terrain sur un des thèmes des Objectifs du Développement Durable (ODD).

Le programme leur offre une expérience professionnelle pratique dans un projet de développement d’une organisation belge de développement.

En février, ce sont 18 Experts Juniors retenus à l’issue d’un processus de sélection qui se sont envolés pour Burkina Faso, le Burundi, le Mali, le Maroc, le Mozambique, le Niger, le Rwanda, le Sénégal, la Tanzanie et … l’Ouganda.

Eh oui, bonne nouvelle pour Iles de Paix Ouganda, Valentine nous a rejoint pour 2 ans pour enrichir l’équipe en charge du programme Mpanga Super Farmers. Forte d’un master en économie et d’une expérience de 4 années en consultance, Valentine appuiera nos partenaires locaux sur les volets micro-finance (amélioration de l’accès des paysans que nous accompagnons à des services financiers appropriés) et études économiques pour la transformation et commercialisation de produits agricoles, notamment le maïs.

 

Couture ou tambour, à chacun sa forme de créativité !

Lola souhaitait mettre son année 2019 sous le thème de la créativité. Cela s’est traduit pour elle ces dernières semaines par une série d’ateliers de couture dans la section « fashion » d’un centre d’apprentissage professionnel de Fort Portal. Coussin, jupe, serviettes de tables, pantalon,  voici quelques unes des réalisations de Lola :

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De son côté, Anna-Lou a décidé de s’initier au djembé, sous la guidance de Lubega, un artiste de Fort Portal :

Lisez jeunesse !

Calpurnia-l-apprentie-veterinaireCalpurnia est un livre qui m’a vraiment marqué. C’est un livre très naturel et un livre vintage. Le numéro 1 parle de deux mouffettes que Calpurnia et son frère ont adopté. Tout se passe bien, mais un jour une des moufettes ne veut plus manger. Alors le frère de Calpurnia, Travis, les apporte à l’école et elles sont sorties du sac. Tout le monde a paniqué et une des moufettes finit par prouter. Alors ils ont eu une semaine de vacances en plus car ils ne pouvaient pas apprende dans un odeur pareille. Le numero 2 parle de Calpurnia dont la maman n’avait pas trop envie qu’elle devienne vétérinaire. Mais un jour l’animal préferé de la maman (un mouton) a des problèmes pour accoucher. Alors ils ont appelé le vétérinaire qui était déjà chez des gens. Mais il est quand même venu. Comme il était pressé, il est vite reparti. Mais Calpurnia a remarqué qu’il y avait encore un bébé. La maman de Calpurnia était très inquiète mais Calpurnia a essayé de le faire sortir en poussant sur le ventre de la maman mouton parce que le bébé etait mal placé pour naître. Pour finir, tout s’est bien passé. Il était vivant.

Je remercie Nanou (Anne) et Emilie pour ces deux livres super cool.
LOLA

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Astrapi est un super magazine pour les enfants de mon âge et plus. Je suis abonnée et je reçois le magazine deux fois par mois. Astrapi, c’est un magazine super cool, créatif, amusant et meirveilleux. Trois fois sur quatre (le plus souvent donc) il y a l’astra plus qui est une sorte de bricolage et c’est ma rubrique préférée. J’adore aussi les petits bonjours ou les photos de ce que les gens ont fait. Ca s’appelle « SALUT LES ASTRAPAINS ».

Je remercie Mamounette (Noelle) de m’avoir abonnée.

P.S Pardon de ne pas encore avoir parlé d’Astrapi sur le blog. C’est parce que je suis trop fan 😉

Lola

 

 

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Sami and Julie is a story that can make you learn how to read in french.

I like it so much !

Anna-Lou

Un annif zéro déchet à impact social

L’écho du Nord ou le coin des bons plans venus de Belgique ! Pour cette édition, pas de doute pour notre équipe de rédaction, il fallait mettre à l’honneur Charline, Francesco, Gaia et Joseph, 4 amis d’Anna-Lou de l’école Floréal qui ont fêté leurs anniversaires le mois dernier.

Du haut de leurs 8 ans, ces inventeurs sociaux, avec le coup de pouce de leurs parents, ont créé le concept de la fête d’anniversaire « zéro déchet et à impact social ».

Qui ne s’est jamais questionné devant les traditionnels échanges de cadeaux, généralement bourrés de plastique, lors des fêtes d’anniversaire de nos chérubins ? Cadeaux qui bien souvent trouvent rapidement leur place au fond d’une armoire, quand ce n’est pas à la poubelle. Mais comment éviter ce passage obligé ?

Notre super quatuor nous indique la voie à suivre :

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Ca parait simple, non ?

Et pour les sceptiques, rassurez-vous. Sans déchet, la fête n’est pas moins folle. La preuve en images :

Cycling into the wild !

En ce mois de mars, nous nous sommes lancés un défi familial : participer à une course de 21km à vélo le long du parc National de Mburo (situé à 200Km de Fort Portal – voir édition de Septembre 2017).

Confiant dans notre entraînement hebdomadaire, nous avions néanmoins une pointe d’appréhension:  Romain arriverait-il à parcourir une telle distance ? Par où passe le parcours ? Est-il plat ou très vallonné ?  Et si le seul lion de cette réserve se décidait justement à croiser notre route ce jour là ?

Heureusement ces craintes se sont révélées non-fondées.

Mais c’était sans compter d’autres aléas qui sont venus pimenter l’expédition : un pneu crevé sur la ligne de départ … du vélo sur lequel on comptait accrocher Romain en cas de coup de mou, un départ en ordre dispersé, … Bref, un début de course quelque peu chaotique.

Mais qu’à cela ne tienne : Denis a décidé de courir avec nous, Romain s’est montré courageux (normal, il avait mangé du lion !), Lola a encouragé les troupes, Anna-Lou s’est émerveillée devant la faune qui nous entourait et Géraldine a poussé les uns et les autres quand il le fallait.

Résultat : une course formidable, des souvenirs pleins la tête et la fierté d’avoir relevé le défi en famille.

Vent de jeunesse, vent d’espoir !

On vous avait quitté fin janvier en mode « polé – polé » (voir édito précédent). Un mode de vie que nous avons réussi à conserver depuis lors à la faveur de week-ends passés essentiellement à Fort Portal et dans ses environs. C’est qu’après un an et demi de présence dans cette petite ville, nous y avons désormais bien fait notre nid et prenons de plus en plus de plaisir à y approfondir les relations humaines que nous y avons tissés.

Tout cela nous a donné l’occasion aussi de mettre en pratique certaines de nos résolutions de fin d’année comme le souhait exprimé par Lola, rejointe par sa sœur, de développer sa créativité (voir le Coin des Artistes) ou le souhait familial de découvrir toujours plus en marchant, en courant, en nageant ou en roulant à vélo la nature magnifique qui nous entoure (voir dans le  « Coin des Routards » l’apothéose de ces dernières semaines sportives).

Depuis Janvier, nous avons aussi savouré un vent de jeunesse venu du Nord. Nous avons été sensibles à la mobilisation hebdomadaire de la jeunesse belge pour le climat dont l’écho se fait entendre jusqu’ici. Ensuite, plus concrètement, l’initiative pour un « anniversaire zéro déchet à impact social » lancée par des amis de nos enfants de l’école Floréal et leurs parents (voir « l’Echo du Nord ») nous a beaucoup touché. Enfin, il y a l’engagement de jeunes professionnels belges qui décident de mettre leur expertise au service de la coopération au développement (voir le « Zoom de la Coopération »). A travers toutes ces initiatives, c’est un vent d’espoir qui se met à souffler. Bien sûr, rien n’est encore gagné pour réellement faire bouger les lignes pour la construction d’un monde plus solidaire et durable. Mais la jeunesse n’a-t-elle pas l’insouciance nécessaire pour abattre des montagnes ? Alors quand la jeunesse se met en marche, rien ne semble impossible. Vu depuis un pays où plus de 50% de la population à moins de 15 ans, cela prend en tous cas un écho tout particulier …

Pour rester dans le thème de la jeunesse, retrouvez encore dans cette édition, un coin des lecteurs « made by kids and for kids » ou encore un « clin d’œil photos » illustrant un moment d’émerveillement quand l’imprévu s’invite à l’école.

Et  pour les plus visuels d’entre vous, voici le lien photos du mois.

N’oublions pas que la jeunesse, ce n’est pas une question d’âge, mais une question d’état d’esprit. Rassemblons-nous donc par-delà les âges pour que le souffle d’espoir se transforme en tempête d’espérance.

On vous embrasse

La Hees Family

L’ODYSSEE D’AKIM

En complément à notre édition de Janvier, un « Echo du Nord », sous la forme d’un partage lecture reçu de François, le papa de Géraldine.

Pour rappel, vos partages divers sont toujours les bienvenus pour alimenter cette rubrique. Avis aux amateurs 😉

 

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C’est l’histoire vraie d’Hakim, un jeune réfugié syrien qui a dû tout quitter : sa famille, ses amis, sa propre entreprise, son pays …devenant ainsi réfugié.

Parce que la guerre éclatait, parce qu’on l’avait torturé, parce le pays voisin semblait pouvoir lui offrir un avenir et la sécurité.

Un témoignage puissant et touchant sur ce que c’est d’être humain dans un monde qui oublie parfois de l’être.

Dans le prologue du livre, l’auteur – dessinateur, Fabien Toulmé, explique sa démarche. En mars 2015, un pilote dépressif de la Germanwings précipitait son avion au sol, entraînant la mort des 150 passagers et membres de l’équipage. Cet accident fit l’objet d’une couverture médiatique intense pendant plusieurs jours, avec images, reportages, interviews multiples. A l’issue d’un JT qui avait fait une large page sur l’accident, le présentateur annonce en quelques phrases la nouvelle du décès de 400 migrants noyés en méditerranée, sans image, sans analyse, sans envoyé spécial sur les lieux du drame. Rien qu’un chiffre froid. S’interrogeant sur le contraste saisissant dans le traitement médiatique des ces deux « accidents », Fabien Toulmé réalise honteusement n’avoir pas ressenti pour ces migrants noyés la même compassion que pour les passagers de l’avion. Sa réflexion et son analyse l’amènent à émettre l’hypothèse suivante :

«  La différence de perception entre ces évènements horribles est liée à une question d’identification et de proximité. Nous aurions pu nous retrouver dans l’avion et sans doute pas sur un navire de fortune pour fuir un pays en guerre ou une famine. Nous ne savons finalement que peu de choses de ces migrants. Il est beaucoup plus difficile de ressentir de la compassion pour des chiffres cités en fin de Journal que pour des personnes dont nous connaissons l’histoire ou du moins dont nous arrivons à l’imaginer. J’ai donc eu envie de rencontrer ces gens, de les connaître et de les faire connaître. Pas tous, bien sûr, mais au moins une famille. Parce que, même si cela semble évident, il me paraît utile de souligner que « les migrants » ce n’est pas une entité. C’est un ensemble d’individus de nationalités, d’histoires, avec des raisons différentes de vouloir quitter leur pays »

Le travail de terrain

Mon projet étant situé dans 3 régions différentes de l’Ouganda, je suis appelée à pas mal voyager dans le pays. Le réseau routier en Ouganda est – en général – bien développé et les voitures d’Enabel sont plutôt confortables. Cela n’empêche que des « surprises » sont parfois au rendez-vous. Ce fut le cas lors de mon récent déplacement vers Masindi (ville situé à 300km au Nord de Fort Portal). Des travaux sur la route et une pluie inattendue ont suffi à pimenter notre trajet : camions embourbés, piste glissante et autres petits pépins… c’est ça aussi le travail de terrain 😉

Eloge de la flânerie

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À l’heure où d’autres se laissent accaparer par les obligations et les tracasseries quotidiennes, happer par la course toujours plus effrénée des jours qui défilent, lui sait prendre le temps. Lui, c’est l’homme qui marche. Odes aux moments volés, aux détours parfois oisifs et aux plaisirs simples de la promenade, ses déambulations en apparence anodines sont autant d’invitations à laisser le spectacle du monde nous révéler nos paysages intérieurs.