Apprivoiser nos peurs et la magie de la poésie enfantine 

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Nous voudrions vous partager un livre qui nous a accroché cet été : CONTINUER de Laurent Mauvignier.

Il s’agit d’un roman. D’une histoire entre une mère et son fils, partis faire un voyage à cheval au Kirghizistan afin de renouer avec le fil de leur vie. Cela parle de la vie, de l’amour, de la mort, le rejet de l’autre et de la difficulté de grandir dans le monde d’aujourd’hui où de nombreux comportements sont dictés par la peur.

Extraits choisis :

« Est ce qu’il sait qu’accepter les musulmans ça ne veux pas dire devenir musulman ? Qu’accepter les pédés ce n’est pas devenir pédés ? Comme si les autres, il avait peur d’être contaminés par eux, comme si les discours qui la révoltent en France n’étaient pas tant le rejet de l’autre que la peur de se diluer en l’autre, de devenir l’autre ; comme si au fond, leurs discours racistes c’était juste l’incertitude de soi, la peur de ne pas savoir être soi-même et d’être capable de le rester face aux autres. Comme s’il fallait toujours penser la relation dans la domination ou la soumission. »

 » Si on a peur des autres, on est foutu. Aller vers les autres, si on ne le fais pas un peu, même un peu, de temps en temps, tu comprends, je crois qu’on peut en crever. Les gens, mais les pays aussi en crèvent, tu comprends, tous, si on croit qu’on a pas besoin des autres ou que les autres sont seulement des dangers, alors on est foutu. Aller vers les autres, c’est pas renoncer à soi ».

L’écriture est facile, rythmée, elle coule comme une discussion. Le roman est bien construit et l’intrigue subtile.

Bref, nous vous le recommandons tout comme François nous l’a recommandé (merci papa).

 

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Magnifique livre pour enfant traduit du coréen. Le dessin et les couleurs sont lumineuses et contribuent à créer un univers poétique subtil. Le livre a fait mouche tant auprès de Romain (4ans) que d’Anna-Lou (6ans). Merci Nanou et Pépilo pour cette belle découverte !

Un lien vaut mieux que deux tu liras

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Les Tisserands

Un livre plein d’optimisme que nous avions découvert l’été dernier. Le genre de livre qui se lit rapidement, puis qui se vit au fil du temps. C’est qu’on ne devient pas tisserands du jour au lendemain 😉

 

 

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Les animaux de la savane, raconté aux enfants

Un bien beau bouquin illustrés de photos magnifiques. Anna-Lou adore s’y plonger pour y découvrir plein d’anecdotes et le nom des drôles d’animaux que nous découvrons ici. Merci Gaia et Francesco pour cette belle découverte !

Premiers pas de bédéphile, premiers pas d’agriculteur

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Lola vous présente ses compagnons de lecture de ce mois d’août. Serait elle déjà atteinte du virus de la BD ? Drôle et accessible, c’est un très bon choix pour initier à la BD et au second degré. Il nous a été recommandé par sa marraine. Merci Dona !

001.jpgBien plus qu’un livre sur l’agriculture … « La révolution d’un seul brin de paille » est une invitation à nous interroger sur le lien entre l’homme et la nature, sur la notion de progrès, sur la vie en fin de compte.

« Masanobu Fukuoka a compris que nous ne pouvions pas isoler un aspect de la vie d’un autre aspect. Quand nous changeons la manière de faire pousser notre nourriture, nous changeons notre société, nous changeons nos valeurs … »

Extraits choisis :

« L’extravagance du désir est la cause fondamentale qui a conduit le monde à sa difficile situation actuelle. Rapidement plutôt que lentement, trop plutôt que pas assez, ce « progrès » tape-à-l’oeil (…) n’a servi qu’à séparer l’homme de la nature. L’homme doit cesser de désirer la possession matérielle et le gain personnel et à la place il doit se tourner vers la prise de conscience spirituelle »

« Je n’aime pas particulièrement le mot « travail ». Les êtres humains sont les seuls animaux qui ont à travailler, je pense que c’est la chose la plus ridicule au monde. Les autres animaux gagnent leur vie en vivant, mais les gens travaillent comme des fous, pensant qu’ils doivent le faire pour rester en vie. Plus le travail est important, plus le défi est grand, plus ils pensent que ce travail est formidable. Il serait bon d’abandonner cette manière de penser et de mener une vie facile et confortable avec beaucoup de temps libre. Je pense que la manière dont vivent les animaux sous les tropiques, sortir le matin et le soir pour voir s’il y a quelque chose à manger, faire une longue sieste l’après-midi, doit être une vie formidable. »

 

Cornebidouille et la fripouille

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L’histoire d’un petit garçon téméraire qui tient tête à la terrible sorcière Cornebidouille pour ne pas manger sa soupe. A lire et à relire ! Coup de coeur littéraire de Romain (bientôt 4 ans)

 

 

Et pour la route, une petite phrase glanée au détour de l’écoute de Louis Chedid :                » Chaque jour est une vie ! «